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L'Empire d'Ecume, Tome 1 : La Fille aux Eclats d'Os d'Andrea Stewart




Auteur : Andrea Stewart

Traduction :

Genre : fantasy


Éditions : Bragelonne

Collection : Big Bang

Parution : 5 Mai 2021

Pages : 603


Série : oui

Tome : 1


Prix : E-book : 9,99€ - Papier : 16,90€

Achat : Cultura - L'Empire d'Écume Tome 1


Résumé :

Dans toutes les îles de l'empire du Phénix, on prélève sur chaque enfant un éclat d'os derrière l'oreille, lors d'un rituel dangereux et trop souvent mortel. Grâce à ces éclats, l'empereur détesté peut créer et contrôler de redoutables chimères animales, les concepts. Sa fille, Lin, privée de ses souvenirs par une étrange maladie, aspire à devenir l'héritière officielle du trône, mais son père semble lui préférer Bayan, son fils adoptif.

Pour tenter de prouver sa valeur, Lin se lance dans l'apprentissage secret et défendu de la magie d'os... tandis qu'à travers tout l'archipel la révolte contre l'empereur gronde et s'organise, entraînant dans ses filets le contrebandier Jovis, en quête de sa femme disparue. Alors que la révolution vient frapper aux portes du palais, Lin découvre que le pouvoir de la magie d'os a un prix. Elle va devoir décider jusqu'où elle peut aller pour reconquérir son héritage... et sauver son peuple.


Avis lecture :

Grande adepte de fantasy, le mois de Mai aura été celui aux inspirations asiatiques. Car entre Les Noces de la Renarde de Floriane Soulas et le premier tome de L'Empire d'Écume d'Andrea Stewart, non seulement je ne m'en suis pas tenue à mon programme lecture annoncé au début du mois (oups 🤭) mais en plus, sans le faire exprès, je me suis fait un thème aux saveurs d'Asie.


Et que dire de cette lecture si ce n'est que, autant l'attente a duré un bon moment entre la précommande et sa réception, autant à peine commencé, aussitôt fini !! Au passage, merci aux Éditions Bragelonne qui ont également envoyé un pack de jolis goodies dans le cadre de l'opération de précommande !


Nous découvrons ici un monde fantastique fait d'îles qui se déplacent. Leurs habitants sont gouvernés par un Empereur, détesté, qui les protège du retour d'une menace du passé : le peuple des Alangas. Du moins, c'est ce qu'il dit. Pour l'aider dans sa tâche, il élabore des concepts, ces étranges créatures assemblées à partir d'animaux et animées grâce aux éclats d'os prélevés sur les enfants des îles lors d'un rituel aussi douloureux que mortel. Les accidents ne sont malheureusement pas rares et laissent derrière eux des familles éplorées par la perte de leur enfant. Des rituels d'autant plus difficile à admettre que la menace des Alangas semble désormais une chimère. Cela fait longtemps que le souverain n'est plus sorti de son palais et ne semble plus se soucier de son peuple, ajoutant encore plus de force au vent de contestation qui se lève. La menace des Alangas a-t-elle encore un fond de réalité ? Nombreux sont les habitants à en douter. Mais personne n'ose remettre en cause l'autorité impériale. Ou presque.


Une bande de rebelles est prête à tout tenter pour stopper son règne meurtrier. Car il existe un sort pire que d'être exécuté. Chaque habitant vit dans la crainte que la mort ne vienne s'emparer d'eux, petit à petit, insidieusement, pendant que leur vie alimente celle des concepts. Les concepts sont animés par la magie des os mais cette magie a un prix : celle de la vie. Chaque habitant se sait condamné tant que le règne de l'Empereur perdurera. La question est de savoir quand. A moins qu'il ne soit mis fin à son règne.

Encore faut-il que les intérêts de tous convergent. Or, ce n'est absolument pas le cas. Nous avons Lin, fille de l'Empereur, dont les souvenirs ne remontent pas à plus de cinq ans ; Jovis, contrebandier à la recherche de sa femme mystérieusement disparue sur un navire à voiles bleues et qui recueille une étrange créature aux pouvoirs insoupçonnés ; puis Phalue, fille d'un gouverneur, témoin des souffrances du peuple mais privilégiée de par son statut.

Leurs destins vont se croiser alors même que les mystères du passé semblent remonter à la surface pendant que des îles sombrent irrémédiablement dans les flots.


Très rapidement, je me suis plus attachée à certains personnages qu'à d'autres. Si on alterne entre trois points de vue, j'ai largement préféré ceux de Jovis et Lin à celui de Phalue. J'ai trouvé ses parties sans surprise. Phalue, au final, est un personnage assez classique et lisse dont les parties sont relativement prévisibles. Son dilemme entre son statut de privilégiée par son père et son amour pour une femme du peuple la déchire sans cesse. Bien que sa mère soit de basse extraction, elle prend progressivement conscience qu'elle n'appartient pas réellement au peuple. À force de se leurrer sur sa condition réelle, sa relation amoureuse en souffre. Sa compagne tente pourtant de lui ouvrir les yeux...

Avec les deux autres protagonistes principaux, Lin et Jovis, je ne me suis pas ennuyée une seule seconde. C'est d'autant plus vrai pour Jovis, qui est sans cesse déchiré entre son souhait de retrouver sa femme disparue et l'aide qui lui est demandé par les habitants. Il ne peut faire l'un sans sacrifier l'autre. Or retrouver sa femme est ce qui compte le plus à ses yeux. Et puis sa rencontre avec Mephi, créature étrange et mystérieuse, va bouleverser toutes ses convictions, remettre en cause sa détermination.

Tout s'enchaîne alors très rapidement. Pendant que Lin découvre peu à peu les mystères de son passé ainsi que les sombres machinations de son père, c'est toute sa vie qu'elle remet en cause. Mais elle est bel et bien déterminée à prendre la succession de son père. C'est pourquoi elle ne va reculer devant aucun des défis qui lui sont lancés, quitte à transgresser les règles. Hors de question que Bayan, le fils adoptif de l'Empereur, obtienne le titre à sa place !


Conclusion

Dans un monde fortement inspiré de la Chine impériale et peuplé de créatures légendaires, La Fille aux Éclats d'Os marque le début d'une saga prometteuse. L'attente jusqu'au deuxième tome va être très longue !!


Citation :

« Une vie de plus. Ce n’était pas grand-chose, juste une vie minuscule face à toutes celles qui avaient été perdues, mais c’était déjà ça. Une vie, ça faisait une sacrée différence à celui où celle qui la vivait. »